EnVies EnJeux – Bouches-du-Rhône
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100% Jeux de société coopératifs

Pour des relations solidaires

Bienvenue dans l’univers coopératif

Les jeux de société coopératifs, c’est quoi ?

Les jeux de société coopératifs sont des jeux où tout le monde gagne ou perd ensemble. Autrement dit, si quelqu’un gagne, tout le monde gagne, et si quelqu’un perd, tout le monde perd. Les joueurs font face à une menace extérieure, représentée par des cartes, des pions, etc.

Ils doivent donc être solidaires et s’entraider pour atteindre un objectif commun. Les jeux de société coopératifs proposent l’expérience de gagner avec les autres plutôt que contre les autres. Ils nous permettent de vivre la solidarité et l’entraide de manière concrète, partagée et agréable.

Coopérer pour s’entraider

La coopération consiste, pour un groupe de personnes, à définir un objectif commun et à œuver ensemble pour atteindre cet objectif.

Il s’agit de développer des relations d’entraide, ou chacun permet aux autres (et donc à soi) de s’épanouir.

Les jeux de société coopératifs proposent une première expérience de coopération.

Andor en situation

Le jeu de société, pour s’amuser ensemble

Nous proposons les jeux de société coopératifs comme expérience de relations de coopération avec les autres. Pour autant, il s’agit de « jouer pour jouer », passer du temps ensemble et s’amuser.

Les jeux de société coopératifs que nous proposons sont bien des jeux dont le but premier est le plaisir des joueurs. Nous avons des jeux pour tous les âges, enfants, ados, familles, adultes, de complexité variées, allant du jeu d’une dizaine de minutes au jeu de plusieurs heures, jeux stratégiques, narratifs, de déduction, de dextérité, sur tous les thèmes, abstrait, médiéval-fantaisie, science-fiction, horreur…

Ces jeux peuvent aussi être le support de discussions sur les comportements de groupe, présence d’un leader, construction d’une stratégie commune qui n’oublie personne, et aussi, selon les sensibilités de chacun, de discussions un peu plus élargie : le traitement du genre, des stéréotypes, de la violence figurée…

Le jeu, pour apprendre

Il y a de fait un malentendu gigantesque entre le monde de l’enfant d’une part qui jusque là s’est construit en jouant et d’autre part, le monde de l’adulte qui estime trop souvent qu’il n’y a de travail réel, que dans la souffrance et le cérébral pur. Or, tant que l’adulte n’est pas trop intervenu, c’est par le jeu que l’enfant a appris et apprend de manière fulgurante.

Le jeu fait de l’enfant un acteur ce qui le rend ipso facto détendu, passionné et responsable de son apprentissage. Le jeu recèle de puissantes vertus pédagogiques. Dans le jeu, les erreurs sont considérées comme des phases « normales » du jeu et non comme des « fautes » sanctionnées.

Mieux se connaître…

Le jeu porte en lui la transversalité : il est un reflet de notre personnalité et de nos attitudes. Il met en évidence les mécanismes qui régissent un groupe donné

Est-ce que gagner est important pour moi ? Est-ce que ce qui compte, c’est le moment que l’on passe ensemble ? Ai-je tendance à diriger la partie, et même peut-être à jouer à la place des autres ? Ai-je au contraire tendance à m’effacer devant l’avis de mes partenaires ? Ou devant l’avis d’une personne en particulier ? Quel est le degré d’écoute dans le groupe ? Comment sont gérés les désaccords… si désaccord il y a ? Comment sont prises les décisions, supposées valoir pour toute l’équipe ?

… pour mieux choisir nos interactions

Au gré des parties et des bilans enfants comme adultes peuvent réfléchir à leur place dans le groupe, à la manière dont ils communiquent et tiennent compte des avis émis, à la façon dont les décisions ont été prises et à la manière dont chacun-e a vécu ce qui s’est passé dans le groupe.

Peu à peu, c’est toute la différence entre collaboration et coopération émerge : est-on dans la soumission à la stratégie et l’objectif de quelqu’un-e ou est-on dans la co-construction d’un objectif et d’une stratégie partagés ?

Par le jeu coopératif, enfants et adultes peuvent apprendre à résoudre positivement des conflits, et réutiliser ensuite ces habiletés dans la vie quotidienne : écouter, échanger des points de vue, argumenter, négocier… plutôt que de considérer l’autre comme une personne à dominer ou devant laquelle se soumettre.

En savoir plus : aux origines des jeux coopératifs

Aux origines des jeux coopératifs

Le jeu de société coopératif se développe, mais d’où viennent ces jeux ? Quels en sont les inventeurs, les propagateurs ? Quelles sont leurs sources d’inspiration, leurs bases théoriques ? Pour le découvrir, nous vous convions à un petit voyage à travers l’histoire des jeux coopératifs.

Une aspiration à de nouvelles conventions sociales : Margaret Mead et les sociétés primitives.

Margaret Mead est la première anthropologue à s’être largement intéressée aux pratiques coopératives et compétitives dans diverses sociétés primitives. Elle édite en 1937 un ouvrage intitulé Cooperation and competition among primitive people, regroupant les travaux d’une trentaine d’anthropologues sur ces thèmes, dont Mead fait l’analyse. Elle y démontre le caractère « maléable » de l’être humain, dans le développement de son caractère pacifique ou guerrier, égocentré ou attentif au groupe. Toute société pousse les individus qui la compose à développer tel ou tel type de comportements. Margaret Mead remet en question la notion de « nature humaine » figée et pense que si nous voulons enrichir notre culture et y ajouter des valeurs contrastantes, nous devons reconnaître la vaste gamme des possibilités humaines et créer un tissu social moins arbitraire dans lequel tous trouverons leur juste place.

Les New Games : aux origines des jeux coopératifs.

En occident, on peut dire que les jeux coopératifs trouvent leur origine aux États-Unis dans la mouvance non-violente au moment de la guerre du Vietnam. En effet, c’est à cette période que Steward Brand crée les  New Games : jeux favorisant le contact voire l’engagement physique, mais sans gagnant ni perdant. Entre la fin des années 1960 et le début des années 1970, environ 10 millions d’américains sont impliqués dans la vie en communauté, lieux d’expérimentation sociale et culturelle, associant la culture du « Do It Yourself » avec la « contreculture ». Steward Brand sillonne ces communautés, puis s’installe en Californie où des dizaines de millier de personnes viennent expérimenter ces jeux.

« Ni violence, ni compétition », un mouvement Canadien

C’est en 1972 que Jim Deacove et sa famille fondent Family Pastimes, une petite maison d’édition de jeux de société coopératifs, à coté de Perth, en Ontario. Nous sommes passés des New Games à notion de coopération à proprement parler : les joueurs, unis dans un objectif communs, gagnent ou perdent ensemble. Plus de 100 jeux sont ainsi crées pour des joueurs de tous âges. Terry Orlick, quant à lui, développe les jeux coopératif physiques et d’extérieur et édite plusieurs recueils de jeux. Terry Orlick est enseignant à l’université d’Ottawa, approfondit la recherches anthropologiques initiée par Margaret Mead et étudie à son tour différentes cultures, notamment papoue, inuit (eskimo), chinoise… Il y repère des jeux coopératifs et étaye la thèse selon laquelle il y aurait un lien entre la fréquence de l’utilisation des jeux coopératifs et le caractère non-violent de telle ou telle culture. Ses travaux dans les écoles du Canada ont permis de mieux cerner l’impact de la pratique de tels jeux sur les comportements et plus particulièrement sur la faculté d’évoluer en groupe En 1975, Dale Lefevre édite The Spirit of Play puis plusieurs recueils de jeux. Il se spécialise dans l’enseignement des jeu coopératifs au sein de la New Games Foundation.

En Europe : des pionniers tardifs

Les jeux coopératifs arrivent sur le « vieux continent » par l’Allemagne ». Des psychologues allemands importent les livres parus au Canada et durant les années 1980 Herder Spiele fait paraître les premiers jeux de société coopératifs européens : Sauerbaum, Corsaro, Eskimo… Ces jeux arrivent en France en 1998, ils sont importés et diffusés par Non-violence Actualités, puis Jeux de Traverse. L’association Altern’Educ anime jeux de société et grands jeux coopératifs dans une visée d’éducation relationnelle à partir de 2001. C’est à sa dissolution en 2009 que sa présidente Chloé di Cintio lance EnVies EnJeux.

Le renouveau du jeu coopératif de société

Depuis quelques années, cependant, le jeu coopératif envahit les gammes pour adultes Dans les années 2000, Le seigneur des anneaux de Reiner Knizia, Les chevaliers de la table ronde de Serge Laget et Bruno Cathala remettent au goût du jour les jeux coopératifs pour adultes qui envahissent la gamme. Ces jeux ont vraiment secoué le genre, entraînant les nouvelles éditions de Horreur à Arkham, La Fureur de Dracula et de Scherlock Holmes Détective Conseil. Pandémie de Matt Leacock et Ghost Stories puis Hanabi d’Antoine Bauza sont d’indéniables succès. En 2013 Andor de Michael Menzel est primé meilleur jeu adulte de l’année au Festival International des jeux à Cannes. En 2016 c’est au tour Mysterium qui remporte l’As D’or tandis qu’une nouveau prix As D’or expert récompense Pandemic Legacy. Dans la gamme enfant ces jeux se renouvellent également, et attirent vers eux des créateurs de jeux talentueux : Bruno Cathala avec SOS Titanic, Antoine Bauza avec La Chasse aux Monstres, tandis que les grands classiques tel Le Verger ou Secret Door sont toujours disponibles et que de nouveaux auteurs talentueux apparaissent.