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Voyage aux origines du jeu coopératif

Voyage aux origines du jeu coopératif
2 janvier 2017 Jeux cooperatifs

 

L’histoire du jeux coopératif est riche et complexe, cet article entend revenir nous souhaitons revenir sur les origines des jeux coopératifs.

Une aspiration à de nouvelles conventions sociales : Margaret Mead et les sociétés primitives.

Margaret Mead est la première anthropologue à s’être largement intéressée aux pratiques coopératives et compétitives ( au niveau politique, éducatif et économique) dans diverses sociétés primitives. Elle édite en 1937 un ouvrage intitulé « Cooperation and competition among primitive people », celui-ci regroupe les travaux d’une XXXène d’anthropologues sur ces thèmes, dont Mead fait l’analyse. Elle démontre notamment par ces textes le caractère « maléable » de l’être humain, tant au niveau de la construction sociale du genre, que de son caractère pacifique ou guerrier, égocentré ou attentif au groupe.

Ainsi nos sociétés poussent les individus qui les composent à développer tel ou tel type de comportements. Margaret Mead remet ainsi en question la notion de « nature humaine » figée et écrit en substance que si nous voulons enrichir notre culture et y ajouter des valeurs contrastantes, nous devons reconnaître la vaste gamme des possibilités humaines et créer un tissu social moins arbitraire dans lequel tous trouverons leur juste place.

Les « New Games » : aux origines des jeux coopératifs.

En occident, on peut dire que les jeux coopératifs trouvent leur origine aux Etats-Unis dans la mouvance non-violente au moment de la guerre du Vietnam.

En effet, c’est à cette période que Steward Brand crée les « New Games » : jeux favorisant le contact voire l’engagement physique, mais sans gagnant ni perdant.

Steward Brand, par ailleurs auteur du Whole Earth Catalog : recueil encyclopédique d’outils, de textes et information utiles aux personnes et groupes désireux de créer ou de rejoindre des communautés autonomes. En effet, entre la fin des années 1960 et le début des années 1970, environ 10 millions d’américains sont impliqués dans la vie en communauté, lieux d’expérimentation sociale et culturelle, associant la culture du « Do It Yourself » avec la « contreculture ». Riche de son catalogue et de ses jeux, Steward Brand sillonne ces communautés, puis s’installe à Menlo Park en Californie et continue ses activités d’édition et d’animation où des dizaines de millier de personnes viennent expérimenter ces jeux.

À l’époque les jeux coopératifs sont véritablement liés à une vision de la société et une volonté de changement des rapports sociaux. Ils sont porteurs d’un nouveau rapport aux autres qui dépasse la logique de la compétition.


« Ni violence, ni compétition », un mouvement Canadien

C’est en 1972 que Jim Deacove et sa famille fondent « Family Pastimes », une petite maison d’édition de jeux de société coopératifs, à coté de Perth, en Ontario. Nous sommes passés des New Games à notion de coopération à proprement parler : les joueurs, unis dans un objectif communs, gagnent ou perdent ensemble. Plus de 100 jeux sont ainsi crées pour des joueurs de tous âges.

Terry Orlick, quant à lui, développe les jeux coopératif physiques et d’extérieur. Il édite plusieurs recueils de jeux : « The cooperative sports and games book -Chaleng without competition », puis en 1974, « The second cooperative sports and games book ». Terry Orlick est enseignant à l’université d’Ottawa et approfondit la recherches anthropologiques initiée par Margaret Mead. Il a étudie à son tour différentes cultures, notamment papoue, innuit (eskimo), chinoise… Il y repère des jeux coopératifs et étaye la thèse selon laquelle il y aurait un lien entre la fréquence de l’utilisation des jeux coopératifs et le caractère non-violent de telle ou telle culture.

Ses travaux dans les écoles du Canada ont permis de mieux cerner l’impact de la pratique de tels jeux sur les comportements. Plus particulièrement, ils ont démontré leur efficacité sur la faculté d’évoluer en groupe.

En 1975, Dale Lefevre édite « The Spirit of Play » puis plusieurs recueils de jeux. Il se spécialise dans l’enseignement des jeu coopératifs au sein de la « New Games Foundation ». On peut le dire, la Canada est en grande partie à l’origine des jeux coopératifs !

En Europe : des pionniers tardifs

Les jeux coopératifs arrivent sur le « vieux continent » par l’Allemagne. Des psychologues allemands importent les livres parus au Canada et durant les années 80 Herder Spiele fait paraître les premiers jeux de société coopératifs européens : Sauerbaum, Corsaro, Eskimo.

Ces jeux arrivent en France en 1998, ils sont importés et diffusés par Non-violence Actualité, puis Jeux de Traverse. L’association Altern’Educ anime jeux de société et grands jeux coopératifs dans une visée d’éducation relationnelle à partir de 2001. C’est en 2009, au moment de la dissolution de cette dernière association que sa présidente, Chloé di Cintio lance Envies EnJeux.


Le renouveau du jeu coopératif de société pour adulte

Depuis quelques années, cependant, le jeu coopératif envahit les gammes pour adultes. Dans les années 2000, Le seigneur des anneaux de Reiner Knizia, Les chevaliers de la table ronde de Serge Laget et Bruno Cathala remettent au goût du jour les jeux coopératifs pour adultes qui envahissent la gamme. Ces jeux ont vraiment secoué le genre ! Entraînant les nouvelles éditions de « Horreur à Arkham » « la Fureur de Dracula », et de « Scherlock Holmes détective conseil ». « Pandémie » de Mat Leacock et « Ghost Stories » d’Antoine Bauza sont d’indéniables succès. En 2012 et 2013, deux jeux coopératifs : « Sherlock Holmes » et « Andor » sont primés meilleurs jeux adultes de l’année au Festival International des jeux à Cannes. En 2016 c’est « Mystérium » qui remporte l’As d’Or démontrant à nouveau que les jeux coopératifs – et cette fois asymétriques – renouvellent les modes de jeux et sont une source sûre pour les chercheurs de nouvelles sensations ludiques !

Chloé di Cintio

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